"Notre-Dame du Rosaire"

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Publié dans Dessin et peinture

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I
Merci Lucie pour ce tableau. Je perçois la puissance de Dieu qui se déploie à travers Marie, toute humble et pure. Et le chapelet qu'elle tient du bout des doigts est plus pour moi un appel à me saisir de cette arme pour être à ses côtés.
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M
Merci Lucie pour la découverte de ce tableau et ce que tu partages. Ce qui me frappe personnellement c’est la posture debout de Marie, les bras et les mains ouvertes, entièrement confiante en la toute puissance de la victoire de son Fils acquise sur la Croix, et en ce sens me frappe aussi la couleur de son vêtement comme tu le décris.<br /> Ce que je trouve beau c’est le symbole de cette peinture, cette prière du Rosaire qui terrasse le démon.<br /> Merci Joseph pour cet extrait de Bernanos, et pour ce que tu as remarqué de ce feu qui s’évapore sous les pas de Marie.
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J
Merci pour le partage de cette peinture. Ce n’est certes pas du grand art de mon point de vue, cependant je trouve moi aussi que sa naïveté même invite à contempler quelque chose de la Vierge Marie, dans le sens rappelé par Joseph. Comme l’écrit Christine, le contraste est saisissant avec Satan, totalement crispé. J’ai moi aussi regardé le brasier, et je rejoins ce qu’en disent Joseph (le « feu de ronces ») et Jeanne (« on dirait que le vent tourne pour le diable. Il va se faire brûler par son propre feu. »).
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J
Merci Lucie pour le partage de cette peinture. Ce que je trouve beau dans cette représentation c’est que le diable a la tête en bas. J’ai imaginé que c’était Dieu qui lui tenait le pied pour le maintenir dans une position d’impuissance avec la tête en bas. Le fait que le manteau de la Vierge soit rouge me remet en mémoire ce verset du livre de l’Apocalypse (chapitre 12, verset 11) : « Ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau » (l’Agneau étant donné comme une image du Christ victorieux par le sang de sa Croix). En regardant les flammes peintes, je trouve qu’on dirait que le vent tourne pour le diable. Il va se faire brûler par son propre feu. J’aime bien la transparence du voile et des ailes.
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F
Merci Lucie de nous partager ce qui t’a touché dans ce tableau. Ce que je trouve beau, dans l’intuition de l’artiste, c’est que le diable est mis en déroute (précipité dans les flammes), par l’attitude de Marie : mains ouverte, regard tourné vers le Ciel d’où le démon est rejeté, elle est toute accueil et toute abandon à Dieu. C’est en tout cas ce que je comprends dans ce tableau. Et que du coup, le Rosaire est puissant parce qu’il est affaire de confiance, d’accueil et d’abandon. C’est vrai qu’à vue humaine, que danger peut représenter une répétition de Je vous salue Marie et de Notre Père ? Mais selon les vues de Dieu, c’est la foi s’exprimant dans cette humble prière qui est terrible pour le Mal. À celui qui espère tout de Dieu, qu’est-ce qui peut résister ?<br /> J’ai aimé par ailleurs le détail du chapelet : tout blanc, il m’a fait penser à ceux que le Saint-Père bénit et offre.
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C
Merci, Lucie, pour ce tableau offert à contempler en ce mois du Rosaire.<br /> Ce qui me frappe le plus c'est que c'est le petit chapelet blanc qui fait frontière entre les deux parties du tableau, entre paix et tumulte, entre douceur et violence, entre clarté et noirceur; c'est lui aussi qui donne le mouvement, inverse absolu du bras de Satan.<br /> Le contraste est saisissant entre Satan, totalement crispé et violemment précipité, et la Vierge Marie dans son attitude d'offrande, si déliée et libre.
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J
Merci pour ce partage et la découverte de cet artiste. Ce que j’aime dans ce tableau, selon ce que tu exprimes d’ailleurs, c’est le caractère de naïveté choisie de la Vierge Marie qui combat contre le Mal. La naïveté en son sens premier : « Simplicité, grâce naturelle empreinte de confiance et de sincérité. » Cela me rappelle une phrase de l’écrivain Georges Bernanos, extraite d’un passage bouleversant sur Marie, dans son roman Journal d’un curé de campagne : « Une petite fille, cette Reine des anges ! Et elle l’est restée, ne l’oublie pas ! […] La Vierge était l’innocence. ». Quelle est belle cette attitude de confiance, mains tendues en position d’accueil ! On a bien envie d’être auprès d’elle, protégé par son beau manteau bleu, protégé surtout par cette petite arme a priori dérisoire, et pourtant secret de sa victoire : cette petite croix blanche sertie de grains de prière. Cela donne de la gratitude pour ce si beau moyen donné par la prière du Rosaire. Et je trouve que le tableau rend bien aussi le caractère au fond ridicule de la personnification du Mal par cette sorte de grosse chauve-souris (la tête en bas) ; non pas que le Mauvais soit inoffensif – nous voyons trop bien les ravages de son action dans notre monde et le propre combat que nous devons chacun mener dans notre cœur – mais voir ce feu qui s’évapore sous les pas de la Vierge Marie me rappelle un extrait de la Bible, où il est dit, face à un danger : « Ce n’était qu’un feu de ronces » (Psaume 117, verset 12). Oui, avec Marie, non pas seul, ce feu du Mal devient un feu de ronces.
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