La dignité de l'homme

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Publié dans Dessin et peinture

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I
Merci Joseph, j'aime énormément ce tableau. Merci également pour la description et l'interprétation très belle que tu en fais. En ce temps de crise de la transmission, je rends grâce pour ceux qui malgré tout tiennent bon et œuvrent pour que les enfants aient la joie de se sentir enfant de Dieu et de vivre comme tel.
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M
Merci Joseph de me permettre de découvrir ce tableau touchant par la beauté de ce geste et de ce moment que ces deux petites filles sont en train de vivre. Merci pour le partage de ce que tu as imaginé qui est très beau en contemplant ce tableau. Les postures me touchent, celle de l’aînée toute intérieure et qui semble très concentrée et attentive à ce qu’elle vit dans ce dialogue avec le « Bon Dieu », et puis la plus jeune qui paraît un peu distraite, peut-être dans des pensées sur sa journée, mais tout de même là, à genoux au pied de son lit près de sa sœur aînée, et sous le regard de Dieu le Père qui voit ses enfants qui s’arrêtent et prennent un moment pour être toute présente à sa présence, lui parler et lui rendre grâce à la fin de cette journée. Quel moment extraordinaire que ce temps de la prière ou l’homme peut entrer en dialogue, être de manière particulière sous le regard bienveillant et attentif de son Créateur.
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F
Merci beaucoup Joseph pour ton article, et pour la découverte de ce tableau. Je suis très touché par ce que tu dis sur la transmission de la prière par les parents, et d’autant plus que ce matin, à la Messe, il y avait quelques rangs devant moi une maman qui, au moment où le prêtre élevait l’Hostie consacrée, et donc Jésus-Christ lui-même présent, faisait mettre à genoux sa petite fille qui ne devait pas avoir plus d’un an. « Il y a encore des personnes qui apprennent à leurs enfants à se mettre à genoux devant Dieu », me suis-je dit ensuite. Aussi ce tableau me touche beaucoup, tout autant que le titre que tu as choisi à ton article : « La dignité de l’homme ». Il est vrai que de nos jours il est sans cesse sous-entendu que la dignité de l’homme est de n’avoir personne au-dessus de lui, fût-ce une personne qui lui veut profondément du bien. Et du même coup, l’homme contemporain répugne à l’idée de se mettre à genoux devant Dieu… Et pourtant, reconnaître que Dieu est bien au-dessus de nous, et qu’il convient de se mettre à genoux devant lui, c’est déjà reconnaître le réel (nous ne sommes pas des dieux !), et puis, est-ce si avilissant que cela ? Ce serait le cas si Dieu était mauvais envers nous, mais alors il ne serait pas Dieu... Ces deux fillettes ne semblent pas souffrir de se mettre à genoux. Elles ont l’air au contraire heureuses, et surtout en paix : c’est vrai que règne une paix évidente, dans cette scène remarquablement peinte. Que ce soit envers leurs parents ou envers Dieu, leur respect simple et confiant est évident, et nous encourage à faire de même.
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L
Merci Joseph pour le partage de cette peinture et pour la lecture personnelle que tu nous en livres. Je suis touchée par la manière dont tu nous racontes l’histoire de cette sœur aînée qui après s’être jetée sur le lit se reprend et entraîne sa sœur dans ce temps de silence et de prière. Je suis touchée par tes mots : « Quelle est belle la conscience, la grande dignité de ces deux petites, qui savent déjà se relier à Dieu » et « non pas comme une obligation, mais comme un devoir d’amour, comme une exigence intérieure ». J’ai le désir de me laisser enseigner par l’attitude de ces deux jeunes enfants, et je pense aussi avec tristesse à tous ces liens entre les enfants et Dieu que de nos jours beaucoup de parents ne permettent pas ou, parfois même, cassent.<br /> Merci pour la citation de saint Jean-Marie Vianney. Cela est si beau, et donne une joie profonde de reconnaitre que la fonction de l’homme est bien simple et en même temps peut tant combler !<br /> Je trouve aussi sur ce tableau, que la posture de la fille aînée et son visage (que je trouve très beau) dégagent de manière très belle cette dignité dont tu parles à la fin, la dignité que l’on trouve à genoux devant Dieu.
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J
Merci Joseph pour le partage de ce tableau que je trouve très beau et touchant. J’ai beaucoup aimé le découvrir. En le regardant, le mot « imitation » me vient car je me dis que la plus grande des fillettes a voulu faire comme sa maman. Quant à la plus petite, elle imite la ferveur de son aînée en venant avec ce qu’elle est. J’aime beaucoup en ce sens regarder ses petites mains serrées (la manière dont elle les regarde m’a fait sourire. Ce qui me touche aussi c’est de voir leur recueillement si confiant dans lequel il me semble que rien ne pourrait les arracher à leur prière. Qu’elle est belle la mission des parents : élever leurs enfants au bon et au beau, à Dieu.
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C
Merci, Joseph, pour ce tableau qui me touche beaucoup, et même, comme Jean, me serre le cœur; il se trouve qu'il y a quelques semaines, j'avais découvert, du même peintre qui m'était alors inconnu, un autre tableau de la même veine, intitulé aussi "La prière du soir", avec la présence de la maman, transmettant les gestes de la prière (il y a donc, peut-être, toute une série); cela m'avait donné le désir de faire des recherches sur ce peintre, et,- pourquoi pas?-, d'écrire un article pour "Que j'éveille l'Aurore"! Ton article, Joseph, fait grandir encore mon désir de découverte.<br /> Tout ce que vous dites sur la transmission et l'apprentissage de la prière en famille, ce "devoir d'amour", cette respiration fondamentale, me semble être aujourd'hui si peu naturel, que la contemplation de ce tableau est en même temps une exhortation pressante.<br /> Je crois que ce qui me frappe le plus, dans la façon dont est composée la peinture, c'est la place prise par le lit, la blancheur des oreillers, du drap: l'appel du sommeil, la récompense après le poids du jour. L'agenouillement , le sacrifice de louange, le temps donné à Dieu, la remise de soi avant la nuit, n'en prennent que plus de valeur et d'importance...Comme il faudrait ne plus jamais dire ou entendre dire: "il est trop tard pour faire la prière" ou "il/elle est trop fatiguée pour faire la prière"...
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J
Merci pour la découverte de ce tableau que je trouve très beau esthétiquement, en particulier les visages des fillettes. La grande, exemple pour sa cadette, est d’une gravité qui force l’admiration ; et la petite, assise sur ses talons, un peu rêveuse, m’amuse et m’attendrit. Cette peinture est vraiment profondément touchante dans sa simplicité… comme l’ouvrage (« faire notre prière ») de l’oraison lui-même.<br /> Quant au fond du propos, ce n’est pas sans un grand serrement de cœur que je pense à tous ces enfants privés de l’apprentissage de la prière (et de tout ce qui va avec : la « dignité » en effet ; le silence, la paix, l’amour de Dieu… bref, la vie) ; dans le monde profane bien sûr, mais aussi de plus en plus souvent, hélas, dans des familles dites « chrétiennes ».
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