L'Enfant endormi

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I
Merci Jeanne pour ce beau partage. Je suis frappée par la finesse des détails du corps et du visage de l'Enfant Jésus, le drapé... Merci pour ce que tu écris sur la vulnérabilité et la liberté. La paix qui se dégage de cette œuvre me montre encore plus la fébrilité du monde à laquelle il est impossible d'échapper sans se tourner vers Dieu justement.
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J
Merci Marguerite d'avoir remarqué cette paille que je n'avais pas vue; on peut même deviner des épis de blé, il me semble, ce qui appuie l'interprétation autour du repas, de l'Eucharistie.
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C
Merci Jeanne de nous offrir la contemplation de cette sculpture si profondément expressive; et cela peut sembler paradoxal, au premier abord, que le sommeil soit expressif puisqu'il est l'état où nous est enlevée la conscience.<br /> Mais, précisément,-et c'est ce qui me bouleverse ici-, la présence au monde s'efface, les sens sont au repos, le corps se détend et renonce à gouverner: s'ouvre alors comme une clairière ensoleillée où le temps n'a plus cours, où, enfin, nous pouvons être vulnérables (merci pour tous les commentaires à ce sujet…) puisqu'en sûreté. Sur le visage de l'Enfant Jésus endormi, je lis cette béatitude.<br /> Que Jésus tout petit soit ainsi exposé à nos regards, me rappelle son exposition sur la Croix, son exposition dans l'adoration eucharistique: Il est offert car le Monde n'a plus aucune prise sur Lui, car Il a vaincu le Monde; Il peut s'abandonner à nous, se donner totalement.
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M
Merci Jeanne pour la découverte de cette sculpture, c’est un art qui m’impressionne beaucoup par la beauté si incroyable des détails. Cette représentation de l’Enfant Jésus est encore un bel exemple en ce sens.<br /> Merci pour ce que tu partages de ce qui t’a touchée des positions de ses mains et de son corps.<br /> Ce qui m’a tout de suite frappée c’est cette paix qui rayonne de l’Enfant Jésus, sommeil profond et paisible de l’enfant protégé et aimé. Ensuite j’ai vu ce qui me semblait être des bouts de paille sous le linge et j’ai alors pensé à l’étable où Jésus est né au milieu du bœuf, de l’âne, déposé dans une mangeoire (Évangile selon saint Luc : chapitre 2, verset 7). Et en voyant ce drap sous Jésus j’ai pensé à Marie sa mère qui sans doute avait bien tout installé pour que son enfant soit le mieux possible pour se reposer. Alors en voyant la main gauche de l’enfant ouverte je me dis que peut-être est-elle restée dans cette position parce que quelque temps avant, Marie avait posé sa propre main sur celle de Jésus pour qu’il s’endorme paisiblement en sentant sa présence.<br /> Alors je pense à la Vierge Marie qui a été donné comme mère par Jésus à tous les hommes lorsqu’il était sur la Croix « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Évangile de Jean : chapitre 19, verset 26 à 27) et il me semble que cet Enfant qui dort paisiblement nous indique que le chemin pour trouver cette paix peut-être d’accueillir Marie sa mère comme notre mère en nous abandonnant à elle et en lui confiant toute notre vie.<br /> Merci Joseph et Lucie pour vos commentaires sur la vulnérabilité.
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J
La fine beauté de cette œuvre d’art est confondante… Merci pour le partage de cette remarquable exhortation à la paix intérieure (révélée par la paix extérieure), indissociable en effet de la liberté spirituelle, comme tu le suggères par ton intéressante interprétation. Cette référence au repas fait aussitôt penser à l’Eucharistie, comme tu le soulignes aussi Joseph dans ton commentaire ; merci à toi et à Lucie pour votre réflexion sur la vulnérabilité.
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F
Merci Jeanne pour cette magnifique sculpture, et pour ce que tu en dis. <br /> Ce qui me touche particulièrement, c’est la nudité de cet enfant, alors que le drap sur lequel il repose semble assez grand, à sa gauche et à sa droite, pour le recouvrir. Je rejoins du coup la pensée de Joseph autour du mot « vulnérabilité ». Un enfant est vulnérable ; un corps nu est vulnérable ; une personne endormie est vulnérable. Comment être plus vulnérable que l’Enfant-Jésus, ici trois fois vulnérable ? On est donc si loin, dans la Révélation chrétienne, d’un Dieu lointain, intouchable et inatteignable ! Peut-être est pour cela que la foi chrétienne fait tant scandale : un Dieu fait homme, fait vulnérable aux hommes, c’est de la folie aux yeux des hommes ! Mais pas aux yeux de Dieu. On le voit ici, dans le mystère de l’enfance du Christ, comme on le voit à la Croix. Les hommes ont profité de cette vulnérabilité, ils l’ont saisi, torturé, crucifié. Et lui s’est laissé faire. Plus possible, après avoir vu cela, de penser que Dieu ne se laisse pas atteindre par nos faiblesses, nos souffrances, et même nos fautes… Quelle meilleure preuve de l’Amour de Dieu pour nous ?
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L
Merci Jeanne pour le partage de cette sculpture. Ce que je trouve beau c’est que cette scène représentée est l’une des toutes premières de la vie de Jésus. Dès le jour de Noël, il se repose, confiant. Dès le début il est pour nous un exemple, celui que nous devons regarder avec le désir de l’imiter et de le suivre. Dès le début il nous montre le chemin et ce qui est le plus important : entrer dans la confiance envers Dieu le Père, nous reposer, comme tu le dis, en s’appuyant sur le Rocher solide qu’est Dieu (cf. dans la Bible le Psaume 18, verset 15 : « Seigneur, mon rocher, mon défenseur ! »), et en accueillant la main ouverte ce qu’il désire nous donner.<br /> Ce qui est frappant aussi dans la position de Jésus, c’est la manière dont il se rend vulnérable comme pour nous rappeler que la confiance s’oppose à la peur et qu’il faut accepter de dépasser nos peurs d’être vulnérable pour entrer dans le vrai repos.<br /> Je trouve beau aussi ce que tu exprimes sur les enfants « qui ont un grand besoin de repos pour leur bon développement » et qui me rappelle que cette réalité est la même pour tous : nous ne pouvons pas vivre « pour de vrai » sans aussi entrer dans ce vrai repos de la confiance, ou nos mains cessent d’être crispées pour enfin s’ouvrir, et accueillir…
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J
Merci pour la découverte de cette magnifique sculpture, dans la finesse incroyable du marbre, mais surtout dans ce qu’elle représente, qui est bouleversant. C’est saisissant de penser à ce petit enfant qui est Dieu, Dieu qui se fait si petit pour nous rejoindre dans notre condition humaine. Le mot qui me vient en regardant cette œuvre pleine de paix, c’est celui de vulnérabilité. C’est beau de penser qu’on est là devant la révolution intégrale apportée par le christianisme : sans défense, Celui qui nous a créés, le Tout-Puissant, se rend entièrement vulnérable pour que nous n’ayons pas peur de venir à Lui. Un détail aussi me touche beaucoup : à la droite du visage de Jésus Enfant, on voit des épis de blé. Cela me fait penser à la vulnérabilité que Jésus prend aussi dans chaque Messe, au point de se faire petit bout de pain, pour nous nourrir de son Amour fou.
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