Théophanie du Christ ressuscité aux pèlerins d'Emmaüs

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
C’est tellement beau Jean, merci. Cette sculpture est sublime. Tout aussi sublime les mots de l’artiste sur sa vocation. Tellement beau. Ce qui a tout de suite attiré mon regard, après le visage du Christ, ce fut ce qui ressemble à des rayons. J’ai tout de suite pensé à ce que dit Benoit XVI sur l’Eucharistie : « … apparaît également le caractère personnel et le caractère social du Sacrement de l’Eucharistie. Le Christ s’unit personnellement à chacun de nous, mais le Christ s’unit également avec l’homme et la femme à mes côtés. Et le pain est pour moi, mais également pour l’autre. […] Nous voyons également tout le réalisme de cette doctrine. […] Si l’homme mange le pain normal, dans le processus de la digestion, ce pain devient une partie de son corps, transformé en substance de vie humaine. Mais dans la sainte Communion se réalise le processus inverse. Le Christ, le Seigneur, nous assimile à lui, nous introduit dans son Corps glorieux et ainsi, tous ensemble, nous devenons son Corps. » (Audience générale du mercredi 10 décembre 2008)<br /> Alors ces rayons me sont apparus véritablement comme des liens de chair, des filaments de chair reliant le Christ et les pèlerins. Quel immense Mystère ! Seul le Christ, « qui contemple au-delà du voile » (si beau !) sait pleinement ce qu’il se passe.
Répondre
M
Merci beaucoup Jean pour ce partage. Je trouve cette représentation des pèlerins d’Emmaüs avec Jésus vraiment magnifique et elle me touche énormément ! Le visage de Jésus est magnifique. Je trouve les rayons jaillissants du Pain rompu, du Cœur de Jésus si puissants et l’image de ces hommes complètement irradiés si forte.<br /> Merci pour tout ce que tu partages sur l’appellation « pèlerins » plutôt que « disciples », ces « fuyards qui deviennent pèlerins ». C’est vrai que cette scène correspond bien à la dynamique de cette dévotion du chemin de Croix.<br /> Merci pour les différentes photos, très belles, qui permettent de mieux contempler cette œuvre extraordinaire. Et ce que tu écris aussi qui me permet de m’arrêter sur le visage de cet homme.<br /> Je trouve beau aussi, ces ondes que provoque Jésus et qui se déploient autour de lui en cercle comme pour signifier que ce que vivent à ce moment précis ces deux hommes présents s’étend bien au-delà.<br /> Je trouve vraiment beau ce que tu nous partages de la manière dont Maria de Faykod vit son art, surtout les mots « Je veux emmener les gens vers eux-mêmes, au plus profond d’eux-mêmes, pour qu’ils puissent y découvrir qui y habite. La mission de mon art, c’est d’ouvrir une petite porte » qui comme tu le dis rejoignent vraiment « Que j’éveille l’Aurore ».
Répondre
F
Merci, Jean, pour cette sculpture bouleversante, et pour tes mots qui alimenteraient les heures qu’on pourrait passer devant cette théophanie artistique ! Je suis tout simplement émerveillé devant ce regard du Christ… Et je me rappelle qu’après toutes les stations du chemin de croix, après les souffrances et larmes du Christ, ce regard a une portée encore plus grande. Merci pour ce que tu dis sur ce regard qui contemple au-delà du voile, et pour la citation que tu mets, que je trouve une des plus belles de toute la Bible. C’est vraiment sur ce regard que je veux m’arrêter pour cette fois, car il y a beaucoup d’autres choses à méditer (ce qu’est un pèlerin, le Cœur-Hostie, la lumière, les regards des pèlerins…), mais plutôt que de chercher à tout voir, tout saisir, je préfère garder ce regard, quitter à laisser le reste et y revenir plus tard.<br /> Les mots de l’artiste me touchent profondément : on sent dans ce qu’elle dit une dépossession impressionnante par rapport à l’œuvre qui a surgi de ses mains. Elle n’a pas créé cela, elle a fait advenir ce qui existait déjà. Je crois que cela dit quelque chose de très profond de ce qu’est l’artiste authentique, et je garde cela aussi à méditer.
Répondre
L
Merci Jean pour la beauté de ce partage ! Merci d’avoir mis ces magnifiques détails. Ce Chemin de Croix est d’une très grande beauté, et je suis touchée ce soir par ce que tu rapportes des mots de l’artiste : « Je veux emmener les gens vers eux-mêmes, au plus profond d’eux-mêmes, pour qu’ils puissent y découvrir qui y habite. La mission de mon art, c’est d’ouvrir une petite porte ». Je trouve belles aussi les expressions « rester fidèle à cette intuition » et « enlever le marbre superflu » (cela me fait penser à tout ce que nous devons chercher à enlever de nos vies, le superflu, le mal, pour devenir des êtres beaux).<br /> Merci pour ce que tu exprimes sur le lien entre cette station non traditionnelle et le « Chemin de Croix » : la route, les pèlerins.<br /> Ce qui me donne de l’émerveillement devant cette œuvre est la manière dont tous les éléments sont unis. Le visage du Christ et les rayons ; son Corps et le pain rompu ; les rayons et les corps des pèlerins qui se font réceptacles. Ces cercles concentriques autour du Christ me semblent figurer ce voile dont tu parles ; Lui, fixant son regard au-delà.
Répondre
J
Merci Jean pour le partage de cette sculpture magnifique ! Je trouve tellement forts ces rayons de lumière qui jaillissent sur les pèlerins (merci pour ce que tu écris sur ces fuyards qui deviennent pèlerins) dont on ne voit même plus les corps, pour devenir eux-mêmes lumière du Christ. En ce sens, me revient alors le verset dans la lettre aux Ephésiens : « Jadis, vous étiez dans les ténèbres, mais aujourd’hui vous êtes lumière dans le Seigneur. Conduisez-vous en enfants de lumière » Eph 5,8. Ce que cette artiste a compris de sa mission, de l’ouverture qu’elle doit provoquer chez les autres par l’art, est très fort et je n’avais jamais véritablement regardé cette fécondité, cet accouchement d’une âme, possible par l’art, vers celui qui est au cœur de cette beauté, Dieu.
Répondre
C
Merci infiniment pour ce que tu me donnes à contempler, Jean.<br /> Je me souviens de la profonde émotion spirituelle, dont j'ai été durablement marquée, en découvrant ce chemin de Croix de Maria de Faykod à Lourdes; la lumière du marbre (c'était un jour très gris de novembre) et le chant du gave baignaient le mystère de ma foi qui prenait corps dans ces sculptures éblouissantes, inoubliables…<br /> Merci pour cette "théophanie" d'Emmaüs, ce Visage qui irrigue tout mon être, ce Regard qui ouvre, pour tous les pèlerins que nous sommes, le Ciel. Le pain rompu, -"et ils le reconnurent à la fraction du pain-", l'Hostie, est le Cœur transpercé et ouvert du Christ en croix: c'est bouleversant.<br /> Merci d'attirer mon attention sur les mains tendues et ouvertes: désir humble et infini de communion.<br /> Merci pour les mots de l'artiste qui nous redisent la finalité de l'Art et sa prodigieuse mission.
Répondre
J
Merci beaucoup pour ce partage qui irradie de sa lumière ! Le premier mot qui m’est venu en contemplant cette sculpture époustouflante de beauté est : « déflagration ». Déflagration d’amour, dans ces ondes de lumière qui nous atteignent, déflagration de ce Cœur-Hostie, déflagration de la Révélation de Celui qui est et qui bouleverse notre existence de pèlerins ! <br /> Merci pour le commentaire sur cette identité de pèlerin, que je trouve très belle, qui m’évoque ce désir continuel, mais non pas incertain : le pèlerin a un but. Et quelle joie de contempler une préfiguration de ce but, de cet accomplissement, dans le si beau mystère d’Emmaüs ! Dans ce sens, merci profondément pour la joie de recevoir à nouveau ce si beau passage de la lettre aux Corinthiens, totalement bouleversant, qui exprime ce désir fondamental : voir Dieu et être connu de Lui. Quel enthousiasme donné pour continuer à marcher ! Cela donne aussi profondément le désir d’annoncer cette bonne nouvelle à ceux qui seraient sur le chemin sans savoir où aller, pour former ensemble un beau cortège. <br /> J’ai été très touché moi aussi par cette attitude de l’homme qui se fait tout accueil, en enfant ; d’ailleurs, je trouve magnifique cette impression de voir les deux pèlerins comme baignés, engloutis par la lumière.<br /> Merci aussi pour le relais des mots très profonds de l’artiste Maria de Faykod, avec cette vraie humilité de se comprendre comme un receveur, un transmetteur ; je trouve magnifique aussi la parabole du marbre à enlever, pour dévoiler l’essentiel ; cette grande tâche pour laquelle œuvrer afin de passer du superflu à l’être. Cela m’évoque l’exigence d’une pauvreté de cœur. Et oui, comme cela est inspirant pour notre pèlerinage commun avec Que j’éveille l’Aurore ! : ouvrir des petites portes, comme c’est beau ! En attendant de voir la grande porte de ce Cœur déflagrant s’ouvrir pour nous !
Répondre