La troménie des marguerites

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I
Merci Christine pour le beau lien que tu tisses entre ces fleurs et les troménies. Merci de me faire découvrir ces pèlerinages. Je suis touchée par le silence évoqué dans ton poème (« Un petit peuple en sa livrée Qui parle la langue immaculée Des blancs cortèges ensilencés ») puis par la description des processions silencieuses. Il me semble qu’aujourd’hui, dans le brouhaha perpétuel de notre monde, cela est un beau témoignage. Être silencieux mais bien présent et ancré sur l’essentiel. Merci beaucoup pour la découverte du tableau de Gaston La Touche, je le trouve magnifique.
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M
Merci beaucoup Christine pour ton partage qui me touche. Voir ces marguerites le long des routes a été une joie pour moi en ces dernières semaines, merci pour le regard profond que tu as posé sur ces « fiancées de grand chemin » et merci pour le partage de ce beau poème que cela t’a inspiré.<br /> Merci pour tout ce que tu m’apprends sur ces troménies, quelle belle tradition ! Comme cela doit être beau de vivre et aussi de voir, ces pèlerins marcher en silence à la lueur des bougies en route tant physiquement qu’intérieurement pour vivre une rencontre avec Dieu.<br /> Merci pour les tableaux, j’aime beaucoup celui de Gaston La Touche, toute cette foule en prière est impressionnante, toutes ces coiffes bretonnes, et je trouve très belle la couleur des petites flammes vives et chaudes des cierges.<br /> Merci pour ce beau parallèle entres les marguerites et cette fête bretonne !
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J
Merci pour cette belle métaphore, très bien trouvée. J’aime particulièrement : « Un petit peuple en sa livrée qui parle la langue immaculée des blancs cortèges ensilencés ».<br /> L’idée de ce pèlerinage silencieux et circulaire (merci pour ce que tu écris, Frantz, sur la mémoire et le labour) est très forte. Je trouve le tableau de G. La Touche extrêmement beau (couleurs très inspirantes), et celui de M. Méheut d’une naïveté touchante.
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L
Merci Christine pour la découverte de ce mot « troménie », et pour le lien que tu as fais avec les marguerites. J’ai été plus attentive cette semaine, et même si ce n’était pas un soir, j’ai remarqué sur une quatre voies ce « blanc cortège » de marguerite. Cela m’a donné de la joie. Ce qui me touche dans ce parallèle, c’est la simplicité : la simplicité de la fleur, et la simplicité de ces pèlerins, silencieux, qui ne sont pas là pour eux-mêmes, mais pour Dieu et pour honorer ce saint.<br /> J’aime particulièrement le premier tableau de Gaston La Touche, je trouve les coiffes bretonnes très bien rendues et j’aime beaucoup la manière dont elles se mélangent pour former une vague blanche, ce cortège. Le jaune vif des cierges donne aussi un très beau contraste, lumineux.<br /> Merci également pour tes vers, j’aime beaucoup l’image de la fumée d’encens pour la brume ; et ces mots « Ourlant », puis « Frange d'écume, légère frise » qui me parlent de la délicatesse de ce cortège.
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F
Merci Christine pour ce beau partage qui rappelle l’identité bretonne. Je ne connaissais pas ces pardons spécifiques que sont les troménies, et je trouve la démarche d’un pèlerinage circulaire sur plusieurs jours très beau. Autant les marches vers Saint Jacques de Compostelle ou d’autres destinations de pèlerinages importants marque bien la dimension du but qu’il faut chercher à atteindre, autant l’idée de faire le tour d’une terre sacrée rappelle bien, je trouve, l’importance de faire mémoire du lieu où nous sommes « plantés » par Dieu, avec ses frontières, ses coutumes, son quotidien… Et je me dis que cela traduit peut-être aussi une prière d’intercession et de demande pour le lieu alors encerclé par ces processions, un peu comme si on voulait, régulièrement, « labourer » par la prière la terre habitée, pour qu’elle soit toujours humainement et spirituellement féconde. En ce sens, je trouve beau ce que tu rapportes sur ces pèlerins silencieux qui prient le chapelet en marchant. <br /> Merci d’avoir vu tout cela dans la présence simple et discrète des marguerites, et pour ton beau poème, dont j’ai particulièrement aimé ces vers :<br /> « Un petit peuple en sa livrée<br /> Qui parle la langue immaculée<br /> Des blancs cortèges ensilencés »<br /> Merci pour les deux tableaux partagés. J’aime tout particulièrement celui de Gaston La Touche, où les coiffes bretonnes évoquent de manière saisissante l’écume et la frise dont tu parles dans ton poème. <br /> Grâce à toi, je pourrai désormais dire de manière très convaincue à qui voudra l’entendre que les marguerites sont des fleurs bretonnes !...
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J
Merci Christine pour le partage de ta joie devant ce petit peuple de fleurs simples et si jolies. Merci de m’apprendre ce que sont les troménies, et j’ai spécialement aimé le tableau de Gaston La Touche car je trouve la lumière des cierges tenus en main par les pèlerins, très vivante au milieu de ces coiffes blanches. Je me réjouis que des personnes se dévouent encore pour sauvegarder les chapelles bretonnes et que les pardons soient encore célébrés.
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J
Merci pour ce très beau partage, en partant de cette procession joyeuse des marguerites, que j’aime aussi beaucoup. Ce sont vraiment les fleurs du temps pascal il me semble… Merci pour ces vers que je trouve spécialement beaux pour exprimer ce qu’elles sont, ce qu’elles nous disent : <br /> Ce sont fiancées de grand chemin<br /> Ourlant les mondes pèlerins<br /> De leur clarté jusqu'au matin<br /> Et puis ce qui me touche le plus, c’est cet esprit de la troménie, tellement typique de la foi bretonne, avec le petit extrait que tu cites. Je ressens de la fierté en même temps que de la responsabilité d’appartenir à ce peuple de pèlerins, et le premier tableau, magnifique, donne vraiment le désir de se joindre au cortège des petites lumières. Je trouve cela magnifique que l’identité de la Bretagne se trouve dans cet esprit de toujours décider aller de l’avant, de marcher, de vivre la course de la foi, avec un désir toujours renouvelé, comme s’il était impossible de s’arrêter, parce que la Vie qui nous attend est là-bas, loin des conforts, appartient aux âmes assoiffées… et parce que le Christ n’a pas cessé de marcher sur les routes dans sa vie publique, vie achevée par un chemin de Croix…
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