Le vrai Prométhée

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M
Merci Frantz pour ce partage, et de me faire découvrir, à la fois l’histoire de Prométhée et cette belle statue. Comme toi je suis toujours impressionnée par la prouesse technique dans la sculpture de corps humain et tous les détails. Et penser à la capacité de l’artiste à prendre du recul sur son œuvre pour bien proportionner et ajuster tout l’ensemble m’impressionne également. <br /> Merci pour le parallèle profond que tu fais avec le Christ et pour ce que tu partages de tes recherches.<br /> Je suis alors aussi frappée par le rôle de « médiateur » que tu évoques, Prométhée entre les hommes et les dieux, le Christ médiateur entre Dieu le Père et les homme, mais pas « un protecteur contre ces dieux qui se montrent méfiants envers les humains », un médiateur pour conduire au Père qui aime et veux donner son amour à tous les hommes.
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J
Merci Frantz pour ton article très intéressant car j’y apprends beaucoup de choses. Je trouve déjà très belle cette sculpture car la technique m’impressionne notamment avec la manière dont sont représentés les muscles magnifiquement dessinés du corps, et aussi par le mouvement de cette scène. Ce qui m’a frappée comme autre parallèle avec la figure du Christ, est le regard de Prométhée dans son supplice, tourné vers le ciel comme Jésus lorsqu’il appelle son Père avant de rendre l’esprit (Evangile de Jean 19,30).
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C
Merci, Frantz, pour cette sculpture: dans la pierre dure et inerte, se fixent un élan, une énergie, une puissance, non seulement des corps (celui de Prométhée, celui de l'aigle) mais de l'être intérieur qui combat, et je trouve cela fascinant que puissent s'exprimer ainsi , dans la matière, les mouvements les plus intimes du cœur humain.<br /> Merci aussi pour ce que tu nous permets de découvrir de la figure du Christ dans ce personnage mythique; le Christ "le même, hier, aujourd'hui et éternellement", comme nous l'avons proclamé dans la nuit de Pâques, est bien la figure qui transcende et englobe toutes les approches de la vérité sur l'homme, de tous les temps et de toutes les cultures.<br /> Mais, si Prométhée est enchaîné, le Christ, lui, est profondément libre et se livre par amour sur le bois de la Croix . Le foie de Prométhée repousse chaque nuit; les flots de miséricorde qui jaillissent du côté transpercé de Jésus couleront et couvriront le monde jusqu'à la fin des temps...
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I
Un grand merci Frantz pour la découverte de cette œuvre magnifique. Je suis moi aussi émerveillée de ce que cet artiste a créé à partir d’un bloc de pierre. Quelle grâce de pouvoir concevoir en pensée une œuvre comme celle-ci et de la façonner avec tant de subtilité et d’adresse. J’ai trouvé vraiment intéressant le parallèle que tu nous expliques Frantz, entre Prométhée et le Christ ainsi que ton développement Joseph sur le sujet, merci. C'est une belle invitation à découvrir toujours plus nos racines !
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J
Merci pour cet article très intéressant, et pour la découverte de cette œuvre. Je trouve époustouflante la technique de la sculpture dans la pierre, avec tant de délicatesse dans un matériau si dur, et pour laquelle on imagine bien qu’il n’y a pas le droit à la moindre petite inattention… Je suis impressionné de sentir aussi la possibilité créatrice de l’homme qui peut tirer d’un bloc inerte une forme de beauté aussi splendide. Et en même temps, je pense à la puissance créatrice de Dieu, infiniment plus profonde - et source de toute création humaine -, puisqu’il y a dans son œuvre à Lui « la vie, le mouvement et l’être » (citation de saint Paul dans la Bible, Livre des Actes des Apôtres, chapitre 17 verset 28). Cela dit, je suis vraiment béat devant la beauté par exemple du pied qui s’appuie sur le sol, et la finesse de tous les détails…<br /> Merci ensuite pour l’explication sur l’interprétation du mythe de Prométhée ; je suis également touché de la profondeur de nos racines dans la mythologie, et cette histoire du grand désir de l’homme d’atteindre Dieu, avec aussi le grand risque de se prendre pour Lui. A chaque fois, cela me rappelle la beauté incomparable du mystère de l’Incarnation de la foi catholique, où Dieu n’est pas ce Zeus qui assure sa domination sur l’homme, mais qui est celui qui descend jusqu’à l’homme, qui ne retient pas jalousement son rang, comme le dit ailleurs saint Paul, mais qui s’anéantit, jusqu’à donner son Corps en nourriture (ce que m’évoque de manière lointaine l’histoire du foie). Ce que je trouve très fort dans ce mythe, c’est la conscience des Anciens de la nécessité d’un châtiment par rapport à la faute de l’homme, que l’on retrouve dans toute l’histoire du sacrifice religieux. Et là encore, je pense au Christ, qui a pris ce châtiment sur Lui.
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L
Merci Frantz pour la découverte de ce mythe et de cette œuvre.<br /> Les précisions de la sculpture sont impressionnantes : les muscles des jambes (surtout de la jambe droite repliée), les mouvements (du drap, de la fumée), la position de l’aigle, son mouvement, ses griffes et ses ailes sont aussi particulièrement beaux et impressionnants par leur précision.<br /> Merci pour la comparaison avec la croix, notamment dans la manière dont l’artiste a positionné Prométhée, les bras écartés.<br /> Je trouve beau aussi le parallèle que l’on pourrait faire entre la lance qui vient percer le cœur du Christ à la croix, et l’endroit où l’aigle vient manger le foie.
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J
Merci de me faire découvrir cette œuvre (et cet artiste) qui m’était inconnue malgré mes nombreux passages au Louvre. Je trouve tellement extraordinaire cet art du sculpteur, quelle splendeur que cette musculature, et j’admire aussi la finesse des plumes, des plis du drap, des ondulations de la flamme renversée, des fentes du rocher, des maillons de la chaîne ! Merci pour ton regard sur les deux mouvements qui s’opposent.<br /> Concernant le mythe en lui-même, je trouve pour ma part un immense intérêt à la mythologie gréco-latine depuis longtemps. Ce sont bien, avec le christianisme évidemment, les racines de notre Europe, mot lui-même issu d’un mythe ! Donc, nos racines, à connaître, comme nous y invite régulièrement le pape François. Cette mythologie, avec ses ombres et lumières, a une immense valeur par elle-même, il ne faut pas l’oublier ; mais il est vrai que bien souvent on peut y discerner les « semina Verbi », l’annonce de la mission du Christ. <br /> Un autre artiste me semble particulièrement réussir à concilier message chrétien et tradition antique : Nicolas Poussin.
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