Le responsable devant Dieu, ce sera toi

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M
Merci Frantz pour le partage de ce passage profond et fort de cette œuvre de Victor Hugo. Merci de me donner à méditer sur la responsabilité, sur les conséquences de mes actes, et cela jusque dans ce qui peut paraître les plus petites choses. Merci Jean pour ton commentaire.
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J
Merci Frantz. Dans un premier temps ce fut un réel plaisir de lire ce texte avec la beauté de sa forme. Et puis, j’ai été touchée au fur et à mesure des lectures par la parole de vérité que donne le vieillard sur ce qu’est réellement la situation, et son calme qui désarme l’autre afin que son cœur s’ouvre. Enfin, j’ai aimé cette parole du matelot à la fin « vous parlez comme le bon Dieu ». Merci Jean pour ce que tu écris sur le drame de sa propre vie et de la destinée commune.
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A
Merci Frantz pour le partage de ce texte. Ce qui me frappe c'est le passage de l'échelle individuelle à la dimension commune, où les actes et les choix prennent leur pleine dimension. Cela m'interpelle, c'est une invitation au discernement, réel, profond.
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L
Merci Frantz pour ce texte très bouleversant. En réalité j’ai mis un peu de temps à accepter de ne pas regarder cet homme âgé comme mauvais, coupable d’avoir tué le frère. Cela m’évoque le fait que nous avons souvent une vision tellement réduite de la réalité… Merci Jean pour ton commentaire.
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J
Merci Frantz pour le partage de ce texte qui montre bien la justice à vivre, dans les petites décisions, avec le poids immense du choix, la chaîne des responsabilités qui est si bien évoquée ici; il n'y a pas d'acte isolé, neutre, ou plus ou moins médiocre. Le titre est ce qui m'a le plus frappé. Cela m'évoque le compromis impossible avec l'injustice, le danger du relativisme sous couvert de bons sentiments... Je suis frappé par la vérité, la détermination de ce vieil homme, sa vision claire de son devoir et sa liberté intérieure devant la mort. Enfin, je suis frappé de lire ce qui est exprimé sur l'esprit de la Révolution.
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F
Merci Jean pour ton commentaire, qui me permet d'approfondir ma lecture et ma compréhension du texte. Ce que tu écris : "à l'ère du ressenti plutôt que de la réflexion", me frappe : c’est vrai que dans notre société qui se réclame tant de l'esprit « des Lumières », bien souvent on ne raisonne plus, on ne réfléchit plus aux conséquences de nos actes, à leur portée réelle, éternelle, mais on agit et on pense en fonction de son petit ressenti. Cela m'interpelle sur la part du travail de l'intelligence dans la conscience de ce qu'est le devoir, l'honneur, pour se hisser à un niveau d'action bien plus haut et bien plus large... Cela m'éclaire aussi sur ce qu'est la dignité.
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J
Du point de vue stylistique d’abord (c’est secondaire, quoique, mais quand même), ce texte m’a évidemment beaucoup plu. Je mets deux phrases en exergue, pour leur force évocatrice :<br /> « c'était le regard sagace du matelot dans la prunelle candide du paysan » ; et surtout : « on mitraillera les hommes avec ce qui sauvait les âmes ».<br /> Pour le fond, en opérant ce retournement complet de perspective, la force de cet extrait est selon moi de rappeler « la faute qui tue », les notions de devoir, d’honneur, de responsabilité, de destinée éternelle, y compris si cela doit passer par une réelle dureté… notions fort peu à la mode aujourd’hui. <br /> Propos difficile à avaler, à l’ère du ressenti plutôt que de la réflexion, où la plus convaincante démonstration est souvent vite balayée par l’état d’esprit (ou de corps) du moment… <br /> Et pourtant, tout cela apparaît bien comme la seule manière d’accéder à la dignité et à une possibilité d’influence réelle sur les choses ! Elever, resituer, rehausser l’existence de chacun, à commencer par la sienne, dans le drame de la destinée commune, dans le combat supranaturel (comme le suggère ceci : « dans cette lutte de Satan contre Dieu, tu es pour Satan »).<br /> J’ai trouvé cette phrase très belle et forte : « je fais mon devoir à présent en tâchant de sauver ton âme. »
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I
Merci Frantz de me faire découvrir ce texte de Victor Hugo. Je note quelque chose : dans cette histoire, les deux hommes ont la foi et se battent tous les deux dans la même direction. Il me semble que cela est plus compliqué aujourd'hui dans notre société d'avoir une parole "persuasive" car chaque personne veut avoir ses propres repères.
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C
Merci, Frantz pour cette très belle page de Victor Hugo et pour ton invitation à découvrir ce qui s'y joue en termes de responsabilité et de dignité; ce qui me frappe le plus c'est le changement de dimension: le passage du plan personnel, étroit, ici dans un esprit de vengeance d'un frère, au plan d'une nation, d'un roi, au plan de Dieu:" Nous venions secourir Dieu(...) aider les braves paysans de Vendée à sauver la France, à sauver le roi, à sauver Dieu."<br /> Il me semble que, si souvent, nous ne voyons notre dignité et notre responsabilité qu'à l'échelle très restreinte de notre petite vie personnelle, sans les inclure dans une perspective bien plus vaste qui est celle de l'histoire des hommes et du salut ...Cela est vertigineux, et le verbe du grand Hugo le dit magnifiquement...Merci!
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