Nos doyens

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Publié dans Musique, Danse

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A
Oui je pensais plus à la maison de retraite "lambda", la plus répandue, sans prise en compte de toutes les composantes de l'être humain, avec des équipes plutôt à bout et en sous effectif... Bien sûr, heureusement, il en existe d'autres!
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J
Ce que j'avais trouvé beau dans une maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres que j’ai bien connue, c'est l'entraide que certaines personnes âgées pouvaient vivre entre elles.
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F
Je pense que cela dépend de chaque maison de retraite, je sais que certaines organisent beaucoup de temps de rencontres et d'échanges.
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J
Merci Anne pour ce que tu exprimes ; cependant je trouve comme Frantz que la question des maisons de retraite est délicate, j'aurais donc plus de nuance.<br /> Merci Marguerite et Christine pour ce que vous écrivez.
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C
Merci Frantz: la vieillesse est un tel mystère...Mystère de dépouillement, mystère de dépendance. Ce qui me semble le plus tragique, c'est ce que Linda Lemay (je la cite mais je préfère de loin, moi aussi, Jacques Brel) résume ainsi de façon très forte: "mon passé déborde et mon avenir est vide"; si l'on ne croit pas à la vie éternelle, le dénuement devient déchéance et la dépendance devient aliénation; ce qui est le plus terrible, je crois, plus que la mise à l'écart du monde et des autres, c'est cette solitude intérieure, sans Dieu; vieillir pour "mourir de Vie et non de mort", ou "entrer dans la Vie" pour citer les deux saintes Thérèse, change tout, absolument tout. <br /> Merci pour vos commentaires.
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A
Ce que tu dis Frantz sur la solitude des personnes âgées chez elles est vrai, mais je trouve que la solitude qu'elles vivent en collectivité est terrible; elles font justement partie d'un "groupe", ce qui tend à réduire de plus en plus leur caractère unique; et quand on voit le temps qui peut réellement être consacré à chacune... Pour être très souvent en contact avec des maisons de retraite, je ne vois que peu d'échanges entre les personnes âgées elles-mêmes: souvent, un grand silence, une grande passivité... En fait tout cela me fait une profonde peine, et je me réjouis de tout ce qui peut être initiative positive pour les âmes de ces personnes! Aller leur partager de la musique en est une!!
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M
Merci Frantz, ce partage me touche beaucoup! Merci pour ces deux chansons, les deux m'ont touchée mais c'est certain que Brel est beaucoup plus profond et poétique. J'ai pensé à ces personnes âgées visitées à l'hôpital qui ont parfois pleurées devant moi face à la souffrance et la lassitude d'une fin de vie dure, solitaire et vide. Toutes ces personnes qui aimeraient tant enfin partir. C'est pour certains tellement dur... Cela m'invite à avoir une plus grande conscience de tout cela, et un plus grand amour. J'espère que tu pourras apporter à beaucoup de la paix et de la joie par la musique, un moment où ils pourront s'échapper et rêver. Un moment d'éternité peut être.
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F
Merci à tous pour vos commentaires. Je réagis à l'une de tes phrases, Anne : c'est vrai que j'ai longtemps regardé les maisons de retraite plutôt négativement, avec ce terme de "mouroir" que tu donnes. Mais je vois maintenant qu'il y a aussi beaucoup de personnes âgées qui sont seules chez elles et à qui la vie en maison de retraite apporte au moins un contact plus fréquent avec d'autres personnes, même si c'est presque exclusivement avec des personnes du même âge.
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A
Merci Frantz pour ce partage. Ces anciens qui ont traversé la vie en ont goûté tous les aspects, beauté et dureté. Merci d'avoir mis le texte de la chanson de Brel, cela m'a permis, le relisant à mon rythme, d'en sentir toute la poésie, la profondeur, la tendresse. J'aime moins le point de vue de L. Lemay...<br /> Ce qui me frappe concernant la grande vieillesse, c'est que c'est souvent un âge où on laisse la vie comme en friche, en jachère, comme s'il n'y avait plus de fruits à espérer ni de travail de plantation. Toutes ces personnes à qui l'on n'a rien d'autre à proposer que des lotos, des mots croisés, etc...(et heureusement parfois, de la belle musique!! ouf!! tu vas être un baume pour leur âme assoiffée!!!). Tout se passe comme s'il n'y avait plus qu'à aller "du lit au fauteuil et puis du lit au lit"... Alors que le voyage et l'aventure humaine se poursuivent jusqu'au dernier souffle, à l'intérieur en tous cas!! J'ai du mal avec cette idée que la vieillesse est obligatoirement un rétrécissement de l'humanité - ce que ces deux chansons évoquent, et que l'on constate dans tous les mouroirs que sont les maisons de retraite. Comme s'il ne restait plus que les souvenirs... Je souhaiterais vivre une vieillesse remplie de vie en abondance, large, donnée, lumineuse!!!
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I
Jacques Brel, quel artiste ! Merci Frantz ! Je ne me lasse pas de le regarder. Ses mots décrivent avec profondeur ce que l'on perçoit de ce moment de la vie. Moment de grand dépouillement : "Leur monde est trop petit, Du lit à la fenêtre, Puis du lit au fauteuil, Et puis du lit au lit" , "Même riches ils sont pauvres, Ils n'ont plus d'illusions, Et n'ont qu'un cœur pour deux." <br /> En comparaison Lynda Lemay me semble fade et presque superficielle tant par son interprétation que par les paroles de la chanson.
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J
Merci beaucoup Frantz pour le partage de ces deux chansons. Celle de Brel et son interprétation est très forte je trouve, il semble chanter ses mots avec beaucoup de respect et d'amour pour "ces vieux", ces hommes et ces femmes qui ont vécu, que le temps a façonné par sa sagesse. C'est vraiment très touchant mais ça invite à l'attention vraiment envers les anciens (mot que je trouve beau comme l'a souligné Jean). J'ai eu la chance de rencontrer de belles personnes âgées qui partageaient par ce qu'elles étaient une certaine douceur et par ce qu'elles avaient vécu une sagesse.
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L
Merci Frantz pour ce très beau partage ! Merci pour la chanson de Jacques Brel, elle est pleine de douceur et de tendresse et c'est magnifique ! J'aime tout particulièrement cette phrase que je trouve très belle : "Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour". Celle de Linda Lemay me paraît très triste.
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J
Merci Frantz de nous sensibiliser au prix de cette présence des anciens, mais aussi de leur souffrance. J'ai été touché par le chant de Brel, quel authentique poète !
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J
Merci pour ce partage. Je suis très sensible à cette problématique autour de la fin de vie des anciens (un si beau mot, que je préfère à ton titre), de NOS anciens. <br /> Concernant les chansons, après Brel si éblouissant, il m'a été un peu « difficile » d'apprécier Linda Lemay: outre le fait que j'ai toujours un peu l'impression d'entendre la même musique avec elle, je trouve qu’elle souffre de la comparaison…
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