Le temps d'un respir

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C
"Parfums des fleurs: respirer un iris ou une rose est l'unique geste qui me reporte immédiatement , irrésistiblement à l'enfance ; et non pas comme si je me rappelais un de ses instants, mais comme si j'y étais, le temps d'un éclair , transporté. Il est étrange que la présence d'un âge lointain se soit attachée à ce qui est le plus frêle, le plus invisible, au souffle d'êtres aussi brefs." (Jaccottet, La Semaison)
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J
Ah oui, l'odeur des vieux livres, quel délice!
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L
Merci Anne pour ton très bel écrit qui m'a transporté dans ce lieu ! Je rends grâce avec vous tous pour ce sens de l'odorat, et pour tous ces parfums !
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M
Merci Anne pour ce partage, et de m'avoir aussi entraînée avec toi par ces mots. Merci pour vos commentaires qui me donnent de la joie, et me fait quelques instants méditer sur la grâce d'avoir ces 5 sens, dont celui de l'odorat! Je rends grâce d’avoir pu, ces dernières années, apprendre à m'arrêter pour sentir, les fleurs notamment. Tellement de gens ignorent les doux parfums de la nature... <br /> En ce moment je lis un vieux livre, je commence toujours ma lecture en sentant avec plaisir son odeur, cette odeur caractéristique des vieux livres que j'aime beaucoup.
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A
à Jean: c'est tout à fait juste ce que tu écris sur la complémentarité des cinq sens externes, et pourtant, combien de fois nous fermons les yeux pour respirer un parfum. Comme s'il nous fallait, à un moment, que le reste s'efface pour accueillir cette subtilité, moins immédiate, plus fugace.
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L
Merci Anne! Merci de t'arrêter "au milieu du labeur", de prendre ce temps pour l'émerveillement et de nous le faire partager, je trouve ça tellement génial...! Chaque sens demande à être redécouvert pour entrer dans la vraie contemplation. Les odeurs: quel cadeau immense de délicatesse divine; comme tu dis Joseph, "réalité gratuite"!<br /> Dans la Drôme en ce moment, je savoure chaque jour en allant étendre le linge, dans le soleil, l'odeur du tilleul qui s'entremêle avec celle du figuier, je ne m'en lasse pas, c'est tellement délicieux! Et merci pour vos commentaires: joie!
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J
A Christine: et en même temps, il me semble que l'odorat ne serait sans doute pas grand-chose sans les autres sens. C'est là toute la merveille de ces dons du Ciel, unifiés pour être magnifiés.
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C
Merci infiniment, Anne. Moi aussi, je suis extrêmement sensible aux parfums... Un parfum, c'est si intime...cela touche à nos profondeurs, plus que la vue, l'ouïe, le goût et, bien sûr, le toucher. Merci, d'ailleurs, pour ce mot "respir": c'est bien cela, un parfum: cela se respire; c'est une respiration, si proche du souffle vital...C'est pour cela que c'est mystérieux.<br /> C'est comme la lumière, insaisissable, indicible, si difficile à capturer avec des mots!...on peut dire "un rire cristallin" ou "un kaki râpeux" : les mots donnent à voir, suggèrent; mais un parfum, c'est presque ineffable... Comment décrire la différence d'odeur entre une girolle et une framboise? et rendre compte de la senteur des lys ou du feu d'herbes au jardin? c'est tellement subtil, tellement proche de l'âme, chargé -de façon si légère pourtant-, de saisons, de mémoire, d'amour...<br /> Tu parles, Anne, du parfum des maisons: c'est un peu comme leur coeur profond, leur langage fidèle de tant de labeurs, leur témoignage d'un bonheur possible, engrangé, et qu'elles ressuscitent pour celui qui s'arrête et respire...et rend grâces.<br /> Comme j'aimerais qu'il y ait des films avec odeurs! ce serait infiniment mieux que la 3D!
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J
Merci Anne pour ce très beau texte. J'ai aimé m'imaginer les lieux que tu évoques par leurs parfums... Oui, cette réalité gratuite est source d'un grand émerveillement. Merci Anne d'avoir su t'arrêter ces quelques instants pour nous la partager.
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F
Merci Anne pour ce beau partage qui me rappelle toutes ces fois où j'ai fait cette même expérience d'être tout à coup transporté, par une simple odeur, un parfum, dans un vieux souvenir oublié depuis des années, rendant présent tel épisode d'enfance, telle personne, telle musique, même... Cela m'a toujours impressionné, d'autant plus que le parfum est si passager, un instant et il disparaît.
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I
C'est très beau ce que tu écris Anne. En te lisant, j'ai pu me retrouver à tes côtés dans cette maison ! Merci !
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J
Merci Anne pour ce très beau partage. Tes mots ont très bien saisi l'instant, et j'ai été transporté avec toi. Je<br /> suis moi-même extrêmement sensible aux odeurs, et je rends grâce pour le cadeau de nos cinq sens en général, et de l'odorat en particulier.
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