Bach, maître des pianistes

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Publié dans Musique, Danse

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M
Je suis d'accord que la lecture est un don, et j'ai moi même souvent été touchée par des poèmes lus par quelqu'un qui m'avaient beaucoup moins touchés quand moi même je les avais lu.
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L
Je vous rejoins moi aussi, j'ai plusieurs fois fait cette expérience d'être très touchée en écoutant quelqu'un lire un poème !
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J
J'ajouterais que pour avoir écouté commenter des tableaux, je peux vous assurer que pour cet art aussi, il y a un déploiement dans le temps...
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J
Oui je suis d'accord pour la poésie, certainement parce qu'elle porte une musique en elle-même. Combien de fois j'ai fait l'expérience émerveillée de recevoir un poème dit par quelqu'un, poème qui ne m'avait pas touché lorsque je l'avais simplement lu... Je suis très admiratif du don de "lecture", qui est pour moi un vrai talent artistique, et une qualité musicale rare.
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L
J'ai beaucoup aimé la version au piano, merci, quelle merveille!!! et je me disais en regardant la vidéo: quel immense cadeau que les mains, c'est extraordinaire!!!
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J
Christine, je te rejoins sur la poésie, en me disant même qu'au delà d'interpréter, on peut pour le coup incarner un poème en le vivant!
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C
C'est effectivement pour moi aussi, en surcroît de la joie de m'emplir de cette immense et profonde beauté de la musique de Bach, la joie d'expérimenter qu'une oeuvre musicale va "vivre" différemment en fonction de l'instrument, de l'interprète, de l'époque... cet art en acquiert un déploiement très particulier dans le temps, ce qui est impossible pour la peinture ou la sculpture, par exemple; je me pose la question pour la poésie, pour le message vivant qu'elle transmet lorsque l'interprète donne voix à l'auteur... si grand pouvoir d'évocation des pages lues à haute voix.<br /> merci beaucoup, Frantz.
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M
Merci Frantz pour ce partage! Personnellement j'ai également préféré la version au clavecin, je trouve que c'est beaucoup plus chaleureux et joyeux que le piano, j'aime beaucoup le son du clavecin. Dans la version au piano j'ai aimé voir les mains de cette dame danser sur les touches, cela m'impressionne aussi toujours !
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A
Merci Frantz pour ce partage très intéressant, et la comparaison entre les deux versions!! Je suis étonnée de voir combien le morceau est différent selon l'instrument: ce n'est pas du tout la même couleur!! J'aime l'interprétation au piano, et maintenant j'ai envie de la comparer avec celle du pianiste auquel tu pensais! Quand au clavecin, quel pouvoir d'évocation pour moi... MERCI!!
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I
Merci Frantz pour ce partage et pour vos échanges passionnants qui en découlent ! Je préfère également la version au clavecin pour les mêmes raisons évoquées. Cela dit j'aime regarder les pianistes jouer de leur instrument : leurs mouvements me font penser à une danse...
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J
D'accord avec cela, qui est une évidence: "c'est pour moi un peu comme donner (re) naissance à une oeuvre vivante, non figée, qui saura, bien après la mort du compositeur, grandir et se déployer selon les interprètes, les instruments qui évoluent..."<br /> mais à condition que cela respecte l'intuition fondamentale du compositeur, non ?
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L
Merci Frantz pour ce partage ! Je ne suis pas sûre d'avoir déjà entendu du clavecin en sachant que c'en était. ça m'a fait plaisir d'écouter ces deux musiques, de me laisser toucher par la différence des sons et des rythmes, par la joie que donne ce deuxième morceau. Merci.
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J
Oui ! Je partage totalement ce qu'a dit Jean, j'ai écouté les deux versions à la suite, n'étant pas touché par la première, et soudain, j'ai entendu le son du clavecin qui a rempli l'espace de noblesse et de profondeur exultante ! Etonnant décalage... Merci Frantz en tous cas de nous avoir partagé cette splendide musique de Bach, dont je ne connais quasiment que les chorals, qui m’émerveillent beaucoup.
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F
Oui, c'est vrai que la version que je vous partage est trop langoureuse. En fait je n'ai pas trouvé sur internet celle que je voulais précisément, mais si vous avez l'occasion de la trouver, il s'agit de celle du pianiste Piotr Anderszewski. J'ai mis celle-là un peu par défaut.<br /> Pour plusieurs musiciens, je me dis souvent que s'ils avaient pu écouter nos versions au piano actuelles de leur musique, ils en auraient été bien étonnés, et c'est sûr que la plupart du temps, elle s'éloigne de ce qu'il ont pensé et voulu (pour les compositeurs plus anciens en tout cas). Après avoir dit cela, je trouve personnellement que les nouveaux instruments (le piano actuel en l'occurence) apportent à la musique des sons nouveaux, colorent une oeuvre différemment de la manière dont elle a été pensée, et je trouve cela très beau, c'est pour moi un peu comme donner naissance à une oeuvre vivante, non figée, qui saura, bien après la mort du compositeur, grandir et se déployer selon les interprètes, les instruments qui évoluent...
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J
Merci Frantz, je préfère aussi l'interprétation au clavecin qui traduit une joie comme des petits sauts, et une belle puissante se dégage par le clavecin
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J
Merci Frantz. Je préfère de beaucoup la version au clavecin, c'est une fidélité à faire à Bach mais surtout le piano enlève un peu ici selon moi la dimension de noblesse, voire de majesté, qu'on retrouve souvent chez Bach et ici particulièrement manifesté au clavecin dans les passages plus rythmés. Dans ce sens, je n'aime pas trop l'interprétation de la dame au piano, un peu langoureuse et même larmoyante (mais ce n’est que mon avis), le contraire de la jubilation de Bach selon moi.
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