La sève commence à chanter...

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F
Merci Jean de corriger ma référence.
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J
Merci pour tes mots sur le feu « qui, tout à la fois, corps et âme engourdit et réveille, repose et ranime… Lumières odorantes qui chantent, senteurs crépitantes qui réchauffent » et ceux de Teresa Dmochowska : « C’est comme si ce qui l’entourait avait reçu une âme. L’étagère avec des assiettes, le pot de fleurs, la table de cuisine et les casseroles bien rangées. Toi, flamme vivante et lumineuse, avant que je ne reparte vers les tâches monotones, parle-moi de cette réalité dont tu es symbole : parle-moi de la Lumière. Mon âme devrait être la lumière de ma maison. Cette lumière devrait être perceptible par mon corps, par l’expression de mon visage, par mon regard. »<br /> Frantz, Guy de Larigaudie ne dit pas tout à fait cela, et il ne parle pas de la lumière du feu, mais de celle des bougies.
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M
Merci Christine pour ce que tu partages avec nous sur le feu et pour tes mots poétiques. J’ai aimé cette phrase « Tout le corps absorbe ce feu : lumières odorantes qui chantent, senteurs crépitantes qui réchauffent ; et l’âme, à l’unisson, soudainement délassée, se met à scintiller... ».<br /> Découvrir et observer un feu est un grand plaisir et une véritable joie. J’ai fait l’expérience récemment que comme tu le dis il peut y avoir dans la contemplation d’un feu « toute une leçon de vie », seulement encore faut-il savoir vraiment regarder, c’est tout un apprentissage…<br /> Ayant moi-même fait du scoutisme les feux de camp font partie de mes meilleurs souvenirs. Merci pour l’extrait du premier livre de Lézard que je ne connaissais pas.<br /> Dans le poème de Teresa Dmochowska, je retiens particulièrement ces deux vers :<br /> « Cette lumière devrait être perceptible par mon corps, par l’expression de mon visage, par mon regard », en pensant au désir de savoir rayonner par mon visage, mon regard, mon attitude, la lumière de la paix, de la joie, de la douceur, de la sérénité, de la foi…<br /> Et « Dis-moi comment m’élever vers le Ciel. »<br /> Merci Jeanne pour la citation du père Jacques Sevin.
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F
Merci Christine pour cette contemplation sur cette créature si importante qu’est le feu ! Je te rejoints tout à fait par rapport à ce que tu écris : « arriver dans une maison où dans l’âtre pétille une bonne flambée, donne une joie très particulière ». C’est bien vrai ! J’aime aussi beaucoup en ce sens ce que dit Teresa Dmochowska du feu : « C’est comme si ce qui l’entourait avait reçu une âme. L’étagère avec des assiettes, le pot de fleurs, la table de cuisine et les casseroles bien rangées. » Je me rappelle aussi la réflexion de Guy de Larigaudie, qui écrit (je cite de mémoire) que les objets et les personnes sont embellis par la lumière du feu, lumière bien différente de la lumière électrique.<br /> Surtout, je suis touché par l’enseignement que tire Teresa Dmochowska : « Mon âme devrait être la lumière de ma maison. Cette lumière devrait être perceptible par mon corps, par l’expression de mon visage, par mon regard. » Je retiens donc cela : chercher à être un feu pour les autres, une flamme qui « donne une joie très particulière ».<br /> Merci également pour l’extrait du Premier Livre de Lézard, et de souligner par là le rôle important de la mémoire que peut jouer le feu lorsqu’il est associé aux évènements importants. En ce sens, je te rejoints, Joseph, par rapport à ceci : « c’est autour de lui que vont se faire les grandes rencontres, les profonds échanges ».
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L
Merci Christine pour ton expérience de la contemplation du feu comme « une réanimation de l’essentiel » et pour cette phrase que tu écris : « Le feu nous apprend comment être forts et fidèles, comment brûler en nous donnant ». <br /> J’ai aimé aussi la photo de ton article, parce que les simples couleurs chaudes du feu attirent, captivent et l’on voudrait se tenir avec toi, avec ces scouts, autour du feu. <br /> Et la phrase finale de Teresa Dmochowska : « Dis-moi comment m’élever vers le Ciel », qui est un si beau programme !
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J
Merci pour ce bel article sur le feu, créature tellement belle, captivante et apaisante, vivifiante et paisible, unique !<br /> Je partage tout à fait avec toi ton expression : « arriver dans une maison où dans l’âtre pétille une bonne flambée, donne une joie très particulière ». Je trouve que, tout de suite, le feu capte l’attention, on sent que c’est autour de lui que vont se faire les grandes rencontres, les profonds échanges. Je retiens également spécialement ta belle expression « Tisons et braises tiennent leur langage d’espérance, escarbilles et flammes disent des mots de contagieuse et lumineuse vigueur. ». La « vigueur » : c’est peut-être pour moi l’un des mots qui qualifient le mieux le feu. <br /> Merci d’avoir extrait ce beau titre du texte de Teresa Dmochowska : oui, c’est beau de voir cette sève qui se remet à « vivre » en quelque sorte, qui recommence à chanter. À chaque fois que j’écoute crépiter le feu, j’aime à penser en ce sens aux craquements des arbres dans le vent, comme si les éléments, tels que le feu et le vent, faisaient jouer la mélodie des arbres.<br /> Merci pour la découverte de ce texte, dont je retiens spécialement cette phrase : « Mon âme devrait être la lumière de ma maison », ainsi que le mouvement global : partir de la contemplation du réel pour chercher à élever son âme, comme une flamme.<br /> Enfin, le texte sur les éclaireurs près du feu ravive en moi des souvenirs lumineux de veillées, ces moments tellement importants du camp scout, qui restent gravés.
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J
Merci Christine pour ton article chaleureux. J’ai particulièrement apprécié lire tes mots (Merci pour ceux-ci : « Tisons et braises tiennent leur langage d’espérance, escarbilles et flammes disent des mots de contagieuse et lumineuse vigueur. »), et ce que tu soulignes sur la mobilisation des sens. C’est vrai que si l’on s’arrête véritablement pour contempler le feu il y a de quoi écouter, voir, sentir et même toucher si on est celui qui l’alimente. C’est la raison pour laquelle j’ai particulièrement aimé ce qu’a écrit Teresa Dmochowska et que tu as retenu comme titre pour ton article. Est-ce que ce n’est pas incroyable d’entendre la mélodie de la sève du bois qui siffle au contact de la chaleur des flammes. J’aime surtout le profond désir que Teresa exprime : « Cette lumière devrait être perceptible par mon corps, par l’expression de mon visage, par mon regard. Qu’elle puisse être la réponse à l’inquiétude des adultes et comme un panneau indiquant la route pour les enfants et leurs éternels “pourquoi ?” »<br /> Merci pour l’extrait du Livre du lézard avec l’importance rappelée de la mémoire, car « Tu ne seras pas toujours aussi bien disposé qu’aujourd’hui. » Ton article me remet en mémoire une parole que j’aime du Vénérable Jacques Sevin : « L’amour est un feu insatiable et il ne s’arrête que lorsqu’il a tout brûlé, tout consumé ».
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