La force de Dieu

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Quel trésor que ces bibles enluminées ! Trésor artistique, trésor de dévouement au service de la transmission et diffusion de la Parole de Dieu. <br /> J’ai aimé voir la représentation du combat de David pour son troupeau, et merci, Marguerite, pour ce que tu notes à ce sujet ! Merci aussi, Joseph, pour ta remarque sur l’arme de Goliath qui se retourne contre lui ; cela me fait penser que, tôt ou tard, le mal se retournera contre ceux qui l’ont commis, même si c’est à la dernière heure. Et merci, Frantz, pour ton commentaire sur le regard de Dieu.
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M
Merci Lucie pour la découverte de cette miniature et tout ce que tu partages avec nous. Ce passage de la Bible est extraordinaire et la confiance de saint David dont tu parles m’a toujours frappée. Merci de bien souligner que cette force qu’il a eu est la force de Dieu. Dans les extraits de la Bible ce sont ces versets qui m’ont particulièrement marquée : « le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. », « mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées ». Le Seigneur tient bien toutes choses dans sa main, et il est le Maître de tout, il peut donner la Victoire contre tous les ennemis, rien, ni personne ne lui résiste.<br /> Je rends grâce pour le fait que nous puissions contempler de si anciennes œuvres d’art, d’avoir des trésors datant du XIIème siècle et d’autres bien plus anciens encore.<br /> Je suis frappée par le fait que dans la première scène où David est oint il a comme une auréole autour de la tête et que celle-ci disparait par la suite. Je me dis que c’est peut-être pour souligner que ce choix du prophète Samuel est bien celui de Dieu et que c’est Dieu qui oint et bénit David.<br /> Dans la scène avec les lions et les ours j’aime bien l’attitude corporelle de David qui parait rempli d’ardeur dans le combat. Et je trouve le troupeau bien confiant, avec un sourire même sur la brebis attaquée qui est toute abandonnée et confiante en son berger.<br /> J’aime bien aussi la présence de cet homme qui semble inquiet et vouloir intervenir auprès du roi Saül lorsque David se présente pour aller combattre. Peut-être est-ce un frère de David. Et le soldat tout à droite me semble lui bien amusé et moqueur. Le roi m’apparaît sceptique, mais il lui tend tout de même son épée. Et David est vainqueur contre un géant qui blasphémait contre Dieu avec un caillou et une fronde… Les seules armes pour vaincre sont le nom du Seigneur, la foi et la confiance d’un petit !<br /> Merci Joseph pour le lien vers un ancien partage.<br /> Merci Jeanne d’avoir relevé le marchepied qu’utilise David.<br /> Merci Frantz pour ce que tu écris sur le regard de Dieu sur David.<br /> Et merci Christine pour ce que tu écris sur la fronde de David.
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J
Merci Frantz pour ton profond commentaire
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C
Merci Lucie pour cette belle enluminure.<br /> Je trouve admirable cette façon de miniaturiser, de résumer, de concentrer: ici, de ces trois scènes en une, avec l'empiètement et l'enchevêtrement de l'une sur l'autre, jaillit en moi cette extraordinaire définition de la foi dans la lettre de Saint Paul aux Hébreux (chapitre11; verset 1) :"la foi est une façon de posséder ce que l'on espère".<br /> Je trouve très beau le tourbillon qui marque la force des épaules et toutes ces volutes de bleus qui s'enroulent et se déploient, donnant unité à l'histoire.<br /> Un détail m'a beaucoup frappée: la fronde de David est hors du tableau, elle s'échappe du cadre de la miniature. Et je l'interprète ainsi: la disproportion entre les armes est immense, sa petite fronde est hors-sujet, sa victoire le dépasse. Tout est dans la main de Dieu...
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J
Merci Frantz pour ton commentaire : "Pour lui, pas de présent, de passé ou d’avenir : Dieu est hors du temps, Il voit tout, englobe tout dans un regard."
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F
Merci pour la contemplation de cette enluminure ! Je suis toujours extrêmement admiratif en pensant aux moines copistes et enlumineurs restés anonymes, à leur travail patient et minutieux, et à cet amour manifesté pour la Parole de Dieu. J’aime ici l’unité des couleurs, qui traduit peut-être la pauvreté des moyens : peu de pigments différents, car cela coûtait sûrement cher, mais du coup l’incroyable finesse que cela suscite dans les dégradés. Les limites matérielles poussent l’artiste à encore plus de prouesse technique ! J’aime toujours la présence de l’or, qui renvoie à la gloire de Dieu illuminant la vie des saints. Enfin je trouve formidable cette technique de la superposition ou du glissement des scènes en une seule, car j’y vois bien plus qu’un souci de place économisée ou même une attention pédagogique envers le lecteur, même si ça peut être vrai aussi : en regardant bien cette disposition d’évènements successifs sur un même plan, je me dis que cela s’approche peut-être, de façon très juste, de la manière dont Dieu voit les choses. Pour lui, pas de présent, de passé ou d’avenir : Dieu est hors du temps, Il voit tout, englobe tout dans un regard. Il connaît toute chose, et voit aussi bien notre passé que notre avenir. Cela me réjouit de penser que cette enluminure traduit quelque peu comment Dieu voit David : il y a une réelle progression (qui se manifeste pour nous par la lecture de gauche à droite), mais en même temps la victoire est déjà présente et donnée par Dieu au début du combat ; et au moment de la victoire, reste présent au cœur de Dieu le courage qu’a su déployer le jeune David pour que soit manifestée la force de Dieu, comme tu le dis. Dieu n’oublie pas le chemin par lequel nous passons, et Il sait comment nous guider pour nous mener précisément là où Il veut, c’est-à-dire à l’accomplissement de notre vocation, de laquelle doit toujours sortir un grand bien pour nous et pour les autres, comme on le voit dans ces épisodes de la vie du roi David.
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J
Merci Lucie pour ce que tu écris sur le décalage entre la démesure dans le mal et la réalité de la confiance en Dieu. <br /> Je reçois de la joie à contempler la scène de gauche : la lance de Goliath passe au-dessus de la tête de David. David quant à lui, prenant de l’élan, est concentré avec la fronde à la main sur son geste. J’ai l’impression en effet que son regard ne prend rien d’autre en compte de la personne de Goliath que son front qui est sa cible. Et la conséquence de son humilité est la victoire ! Je trouve intéressant la juxtaposition des scènes, car cela me donne l’impression que David (grâce à sa foi mise en Dieu) marche déjà en vainqueur sur Goliath mort. J’ai aimé voir que David prend pour marchepied vers le roi, ce qui était sensé lui servir de casque. <br /> Je suis émerveillée par la réplique remplie de la force de Dieu qu’a David envers Goliath.
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J
Merci pour la découverte de cette enluminure. Le souci du détail est toujours profondément édifiant, quand on pense à la patience cachée que cela a du demander. Cette si belle scène biblique avec saint David me rappelle un article qui m’est revenu en mémoire, avec ses très beaux commentaires : http://www.qja.fr/2017/06/le-jeune-lion-du-seigneur.html<br /> Je suis également frappé par ce bleu dominant, mais aussi par le rouge et l’or du fond. Je trouve que le mouvement des scènes est remarquablement rendu, avec cette technique qui provoque un effet de continuité dans l’action, très vivante. Je trouve beau de suggérer ainsi cette destinée du Roi David comme un grand mouvement. Je suis frappé ici par la suggestion de la démesure entre David et Goliath, avec l’épée du géant empoignée avec peine par le petit berger. Et pour la première fois, je suis interpelé par le fait que David choisisse de couper la tête de Goliath avec l’épée de ce dernier, comme pour montrer, peut-être, que du côté du Philistin, ce qui a provoqué sa défaite, c’est bien sa superbe et son assurance en ses propres forces. Son arme s’est retournée contre lui.
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