Angelus custos

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C
Merci, Jean pour cette belle occasion de rendre hommage à nos anges gardiens, si discrets mais si efficaces; j'aimerais avoir une plus pleine conscience de la présence du mien dans ma vie (je me trouve bien ingrate)…<br /> Dans le tableau de Domenico Fetti, le jeune garçon semble comme blotti contre son ange gardien, mais il n'est pas question de rester "sous son aile"; le geste exhorte à s'élancer.<br /> Cela me ramène à une histoire vraie entendue il y a peu: un homme en Israël, attendant près d'un passage piétons que le feu passe au rouge; cette voix au-dedans de lui :"traverse"; l'ordre répété trois fois parce que trois fois écarté; puis l'obéissance, la traversée de la route malgré les voitures et, quelques secondes plus tard, l'explosion d'une bombe à l'endroit même qu'il venait de quitter. Cet homme a fait l'expérience inoubliable de la présence de son gardien.<br /> Je suis touchée par ce que tu dis, Joseph, sur la ressemblance des deux visages, de l'Ange et de son protégé : c'est l'"au-dedans" de cette voix, la présence cachée, l'intimité secrète.<br /> Et, moi aussi, je suis très touchée par ces "landes de joie" qui ferment de façon magnifique le poème de ton ami et ouvrent des arpents de Ciel...
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M
Merci Jean de me le préciser, j’avais rapporté les deux aux anges, cela me permet de mieux relire ce vers.
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J
Marguerite, je ne pense pas que le vermeil se rapporte aux anges, désignés comme les "aubes blanches"
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M
Merci Jean pour le partage de ce poème de ton ami, d’autant plus qu’il semble très personnel. C’est ce qui me touche le plus, le fait que l’on ressente que cette reconnaissance pour l’ange, gardien « de nos âmes, de nos vies, de nos pas », est vraiment le fruit d’une rencontre, d’un échange de regards. En ce sens ce vers me touche particulièrement : « et j’y repense le cœur me serre ». Je suis frappée aussi par ce vers : « j’ai aperçu l’habit vermeil », parce que cette couleur (que j’aime beaucoup) m’interpelle pour l’habit d’un ange.<br /> C’est si beau de savoir que Dieu par amour et par sollicitude a placé à nos côtés, personnellement pour chacun, un bon ange gardien.<br /> Merci pour le tableau que tu nous partages, ce qui me frappe c’est l’admiration de ce personnage qui regarde son ange et ses bras croisés qui évoquent je trouve sa reconnaissance. Et puis la grimace du démon qui semble complètement apeuré et fuir avec précipitation la présence de cet ange.<br /> Ensuite, je suis toujours émerveillée par le mouvement et les plis des vêtements, si beaux.<br /> Merci aussi pour le partage des informations plus historiques et notamment ce que tu expliques du rôle de saint Vincent Ferrier.<br /> Merci Joseph pour le partage de ta méditation sur les « landes de joie »
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L
Merci Jean, et merci à ton ami pour le partage de ce poème.<br /> Dans cette peinture ce qui me touche d’abord, c’est la confiance du jeune garçon, son mouvement : il semble qu’il est en train de se rapprocher du corps de l’ange dans l’apaisement d’un réconfort trouvé. Ce qui m’a frappé en ce sens, c’est qu’il ne regarde pas la main de l’ange lui désignant le Ciel, mais il le regarde lui, « le représentant de Dieu ».<br /> Je suis frappée aussi par les jeux de lumière, par cette diagonale tracée de part et d’autre du tableau, qui en fait presque oublier la présence du démon quelque part dans l’obscurité. Cela me rappelle que parfois le mal s’estompe dans notre vie simplement parce que nous décidons de porter ailleurs notre concentration et notre attention : chercher avec confiance la présence et la lumière de l’ange qui se tient tout proche de chacun d’entre nous.<br /> Merci pour ce très beau poème qui me touche, en particulier par la gratitude et une forme de crainte émerveillée qu’il exprime : « Et j’y repense le cœur me serre » ; « Les gardiens de nos âmes / De nos vies, de nos pas / Qui trébuchent tant de fois ». Le tout dernier vers donne aussi une grande joie, un grand désir de rejoindre un jour notre ange là où il se trouve !<br /> Merci Joseph pour ton commentaire sur les landes !
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J
J’ai repensé cette semaine avec gratitude à cette très belle image des « landes de joie », que je trouve décidément magnifique, pour parler de la Vie éternelle. Car le paysage des landes m’a toujours évoqué la liberté, avec l’horizon qui semble se perdre à l’infini, où le regard n’est pas bridé ; et aussi avec son caractère sauvage, de vie non étouffée. Enfant, et toujours maintenant, les landes étaient pour moi un paysage d’aventure et de chevauchées, image de la plus belle Aventure à vivre, avec le soutien de notre bon Ange !
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J
Le tableau n'avait qu'un but illustratif par rapport au poème, mais merci Frantz pour ton commentaire profond sur les jeux de lumière, et Joseph pour ce que tu dis sur la ressemblance des visages.
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J
Merci beaucoup pour ce partage qui provoque en moi gratitude et émerveillement pour la bienveillance de Dieu qui nous confie à ses anges, et pour la bienveillance de notre bon Ange Gardien, pour sa fidélité à nos côtés. Je trouve le tableau très beau, qui illustre bien son aide essentielle pour notre combat contre le Mal et le péché. J’aime ce bras robuste qui – après avoir vaincu l’ombre fuyante – montre la seule voie à suivre, le chemin vers le Ciel ; j’aime aussi la main protectrice, réconfortante. J’ai été frappé par la ressemblance de visage du Gardien avec son protégé. Je me suis demandé si ce pouvait être une image, symbolique bien sûr (vue la nature spirituelle des anges), de ce que notre bon Ange nous aide à advenir à notre identité, à notre vrai visage. Cela m’évoque aussi la communion si belle que nous sommes appelés à avoir avec lui, dans la joie du désir de retrouver cet ami au Ciel, dans la vie éternelle. C’est ce que m’inspire ce poème – merci pour ce beau cadeau – dont je trouve particulièrement la troisième strophe magnifique, particulièrement ce vers « un reflet de là-bas/des landes de joie ». On sent dans ce poème un très beau lien, édifiant, avec l’ « angelus custos », qui renouvelle le désir de vivre de cette amitié céleste.
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J
Merci Jean pour ce tableau partagé ! Dans ce tableau, j’ai aimé les pieds : ceux de l’ange dont un est bien ancré dans le sol, et l’autre caché dans le nuage ; ceux du jeune garçon dont un est là aussi posé sur le sol, et l’autre appuyé sur un marchepied comme pour se soulever vers le Ciel. Je me réjouie alors de penser aux anges gardiens qui sont à la fois bien concrètement présents à leur protégé sur terre dont ils ont reçu la charge de Dieu, tout en étant toujours présents aux réalités célestes. Je me réjouie pour la progression possible pour l’homme dans son cheminement vers le Ciel avec l’aide de son ange gardien tout en restant bien ancré lui aussi dans le réel de sa condition humaine, mais soutenu par son gardien. Je trouve beaux les gestes des mains de l’ange qui dirige et protège. En ce sens, j’ai été frappée de voir la musculature de l’avant bras et de la jambe de l’ange, ainsi que le détail de sa jambière visible (si je ne me trompe pas de terme) qui me rapportent à la figure d’un guerrier. Le diable qui fuit devant ce guerrier céleste semble alors bien plus petit et lâche. Merci de nous partager ce beau poème de ton ami. L’image « Des landes de joie » est très belle, et ces vers me donnent spécialement de la gratitude pour ces gardiens familiers qui sont patients et bienveillants. <br /> « Les gardiens de nos âmes<br /> De nos vies, de nos pas<br /> Qui trébuchent tant de fois »
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F
Merci beaucoup, Jean, pour ce très beau tableau. J’ai particulièrement été frappé par le jeu de la lumière et de l’ombre, qui m’a semblé donner tout un enseignement. En effet, je trouve que la conception du combat entre le Bien et le Mal est tout sauf simpliste, dans cette œuvre : on n’est pas dans une opposition forcée, où la lumière serait en haut et l’ombre en bas, ou encore la lumière concentrée sur l’ange et la ténèbre sur le démon. Il y a aussi de l’ombre dans le ciel, à droite. C’est peut-être apporter une interprétation qui n’a pas lieu d’être, mais je pense en voyant cela au risque de faire de l’angélisme, à se croire dans le bon chemin du moment qu’on recherche les réalités spirituelles, alors qu’en fait, ce n’est pas si simple… Et à l’inverse, il y a de la lumière qui éclaire le pied de l’ange et celui de l’enfant, comme pour insister sur le fait que le chemin du Bien demande d’avoir les pieds bien ancrés dans le réel, celui de nos faiblesses et de tout ce qui nous rappelle notre condition de créatures. Enfin, je trouve que cette diagonale, allant du pied de l’ange à son doigt pointé vers le ciel, prévient que la recherche du Bien est une ligne de crête, qu’il est facile de glisser vers le Mal, d’un côté ou de l’autre, et que cela demande une vigilance de tous les instants, une écoute de la voix de l’ange, de la voix de Dieu, et donc une relation de confiance. En ce sens, je trouve très beau le geste protecteur de l’ange vis-à-vis de l’enfant, à travers la main posée sur son épaule. <br /> Merci également pour le poème partagé. J’ai été très touché par « Un reflet de là-bas / Des landes de joie » : je pense, en lisant ces vers, que toutes les fois où nos regards intérieurs se tournent vers le Ciel, vers la vie éternelle, vers Dieu et vers le bonheur qu’Il nous promet, nous les devons aussi à notre bon ange gardien qui sans cesse nous indique, comme sur ce tableau de Domenico Fetti, le but à atteindre.
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