Croire, mais pas en nous

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Publié dans Littérature

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A
Merci Frantz pour le partage de ce poème, quel souffle, quelle exhortation, quelle beauté comme si souvent chez Hugo. Cette forme magnifique m'aide à recevoir le fond, vient me frapper de manière plus efficace.<br /> Je suis touchée par ces vers:<br /> "S’admire et ferme l’œil sur sa propre misère,<br /> S’il a le superflu, n’a pas le nécessaire"<br /> <br /> "Toutes nos actions ne valent pas la rose" (ça c'est d'une grande densité poétique je trouve)<br /> <br /> "nos vertus tiendraient toutes<br /> Dans le creux de la pierre où vient boire l’oiseau"<br /> <br /> "L’abîme en en parlant prend l’atome à témoin"<br /> <br /> et le vers final... "De ce prodigieux sourire, le soleil !", magnifique, saisissant.
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M
Merci beaucoup Frantz je trouve ce poème de Victor Hugo magnifique, le fond et la forme me touchent beaucoup. <br /> Voici les mots qui m'ont ce soir plus particulièrement touchée.<br /> "S’admire et ferme l’œil sur sa propre misère"<br /> "cœurs froids où l’égoïsme bout"<br /> "Dès que nous avons fait par hasard quelque chose / Nous nous vantons, hélas ! "<br /> "nos vertus tiendraient toutes / Dans le creux de la pierre où vient boire l’oiseau"<br /> "Pensons et vivons à genoux "<br /> "Ne faisons point un pas qui n’aille à la prière"
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L
Merci Frantz pour ce magnifique poème ! Ce qui me frappe et me touche beaucoup c'est le rythme des vers, la puissance qui s'en dégage. J'aimerai l'écouter lu à haute voix, parce qu'en le lisant c'est comme si j'entendais déjà un écho qui résonnait dans mes oreilles. J'entends cette puissance des vers, et c'est d'abord cela qui me touche : la force des mots !<br /> Tout est magnifique, et c'est difficile de ne citer que des passages. Je garderai ces deux-là qui résument si bien ce que Victor Hugo exprime sur notre vanité : <br /> « Le bienfait par nos mains pompeusement jeté<br /> S’évapore aussitôt dans notre vanité »<br /> « Nous avons tant d’orgueil que notre or devient cendre »<br /> Et puis ces vers sur la grandeur de Dieu : « Et toutes ses splendeurs, poussant des cris funèbres,<br /> Disent en voyant Dieu : Nous sommes les ténèbres ! »
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J
Un grand merci Frantz pour ce magnifique poème qui m’a beaucoup touchée. Comment ne pas se sentir remuée par l’attitude du riche qui tend la main aux pauvres par cette prise en pitié presque insultante (ce vers par exemple m’évoque cela : « Laisse un peu d’or rouler de son palais sur ceux ») ; et aussi par celle de l’ingrat : « Et, tout en blâmant Dieu de ceci, de cela, de ce qu’il pleut ». Et ce cri de la nature selon Hugo : Dieu est grand ! vrai ! bon !
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C
Merci Frantz pour ce magnifique poème qui remet en cause toute notre suffisance:<br /> "Parce qu’on a laissé Dieu manger sous sa table,<br /> On se croit vertueux, on se croit charitable !"<br /> <br /> Hugo a des mots tellement forts pour nous remettre à notre juste place:<br /> -"cœurs froids où l’égoïsme bout"<br /> -"Le bienfait par nos mains pompeusement jeté<br /> S’évapore aussitôt dans notre vanité" <br /> -"Nous avons tant d’orgueil que notre or devient cendre"
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J
Merci beaucoup Frantz pour le partage de ce magnifique poème de Victor Hugo. Je suis frappé et touché par la profondeur de ce texte qui résonne comme un cri contre l'orgueil, l’ingratitude, l'accusation de Dieu. Je suis touché par ce vers spécialement : "Le bienfait par nos mains pompeusement jeté/S’évapore aussitôt dans notre vanité"
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J
Je suis touché par le fond de ce poème de Victor Hugo, par sa densité spirituelle.<br /> D’abord, je suis dans l’action de grâce encore une fois en pensant au chant de la Création (« L’abîme en en parlant prend l’atome à témoin ») qui s’oppose à l’attitude de l’homme, souvent : (« et, tout en blâmant Dieu… du mal dont on le dit la cause, …on fait sa propre apothéose »).<br /> Ensuite, me semble important ce rappel de ce que peut être la nature humaine laissée à elle-même, contre une vision angélique trop souvent présente : « Nous bons ! nous fraternels ! ô fange et pourriture ! Mais tournez donc vos yeux vers la mère nature ! » ; « Le meilleur n’est pas bon, vraiment, tant l’homme est frêle ; et tant notre fumée à nos vertus se mêle ! » ; « celui que sur la terre on nomme juste, excellent, pur, sage et grand… son amour semble haine auprès du grand amour ». Avec la réponse apportée : « Dieu, c’est le seul azur dont le monde ait besoin. »<br /> Je trouve aussi très juste la manière de souligner qu’on peut avoir le superflu et pas le nécessaire.
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I
Merci Frantz pour ce partage, pour la découverte de ce très beau poème de Victor Hugo. "Nous bons ! nous fraternels ! ô fange et pourriture ! Mais tournez donc vos yeux vers la mère nature ! Que sommes-nous, cœurs froids où l’égoïsme bout, Auprès de la bonté suprême éparse en tout ? Toutes nos actions ne valent pas la rose." Comme cela fait du bien de lire ceci ! J'ai été vraiment saisie à la lecture de ce vers : "Parce qu’on a laissé Dieu manger sous sa table" C'est terrible lorsque qu'on y pense... Ce poème, il serait à encadrer sous le tableau "La Charité" de Millet !
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