Quel intérêt y a-t-il?

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M
Merci Anne pour ce texte si beau et si profond! Et la découverte de ce Chef Seattle! Merci Jean pour la précision sur sa conversion et le nom qu'il a pris! J'ai trouvé moi aussi très belle la fin sur la destinée de l'homme blanc. Cette répétition de ces mots "mais nous sommes des sauvages, nous ne comprenons pas" moi qui me renvoyaient à l'aspect péjoratif que donnent certains hommes blancs à cette appellation. L'image qui est donnée souvent il me semble c'est bien que les indiens sont des "sauvages", en retard, des sous-hommes, et qu'ils n'ont rien compris ou presque... Je trouve beau aussi cette insistance sur le fait que tout est lié dans la création; nature, animaux et hommes. Et j'ai trouvé beau également leur attachement à leur terre et le parallèle qui est fait avec l'homme blanc "La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas". Et il me semble que j'ai à méditer sur cette phrase pour la comprendre profondément, mais je la trouve belle également "Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit"<br /> Merci beaucoup Anne !
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I
Merci Anne pour ce texte magnifique. La dernière phrase "La fin de la vie, le début de la survivance. » est criante de vérité je trouve. Seattle, qui se décrit lui même comme "un sauvage" ne comprenant pas, est d'une telle sagesse !
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C
Merci, Anne, pour ce texte extraordinaire qui me bouleverse. La teneur en amour et en poésie des paroles de Seattle en fait un texte presque explosif; c'est à la fois un plaidoyer, un chant d'amour, un cri de souffrance, une louange, une profession de foi, une supplication, une condamnation...<br /> "La terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre", comme nous ne détenons pas la vérité mais c'est la Vérité qui nous détient; insondable et absolument nécessaire renversement de notre rapport au monde...Pour cela, accueillir, écouter, s'émerveiller..; se savoir de "la même famille" que les sucs des prés, l'engoulevent, les lambeaux de brume, les chevaux sauvages, et laisser monter en soi toute cette tendresse! "Nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau", nous ne sommes que les hôtes d'un Royaume d'une inépuisable magnificence.<br /> "Toutes choses se tiennent", et "la trame de la vie" est tellement usée par les hommes qu'il peut sembler parfois qu'elle ne tient plus qu'à un fil...<br /> Tout cela me presse à aller "entendre les feuilles se dérouler", à respirer "l'odeur du vent lui-même lavé par la pluie de midi" et à trouver l'étang pour les palabres des grenouilles...<br /> Seattle: membre de QJA à titre posthume? Merci, Anne!
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J
Merci beaucoup Anne pour ce texte poignant, à la fois magnifique et terrible : "Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.". Hélas, cela a de grandes résonances aujourd'hui ! <br /> Je me demande bien quel mépris peut-on avoir pour les "sauvages" de cette époque, avec toutes les caricatures stupides que j'ai encore réentendues il y a peu... Je découvre au contraire une âme noble, haute, claire, qui vibre avec la Création, et qui reconnaît son Créateur, avec le souci de transmettre cette vérité du lien à la terre, entre les êtres. La phrase qui me touche le plus : "Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent." Merci
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L
Merci Anne, c'est très beau ! Tout au long de la lecture je pensais à cette terre d'Amérique qui, dans chaque élément de la nature (l'air, l'eau du torrent, etc...) porte, comme le dit ce chef, le souvenir des peuples Indiens. Je trouve aussi très profonds, vrais et forts ces deux passages : "car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin"<br /> "nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur."
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J
merci beaucoup Anne pour le partage de ce texte qui semble être un cri d'amour pour vivre la véritable harmonie entre l'homme et ce qui l'entoure de vivant. J'ai trouvé vraiment très beau ces mots que tu as relevé : "Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon". <br /> <br /> Cette phrase interpelle sur le lien qu'il y a entre toutes choses comme en parle le pape François dans son encyclique « Laudato si », tout est lié, avec les répercussions sur l'homme et ce qui l'entoure : "Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même."<br /> Ces mots traduisent une contemplation comprise et vraie de ce qui entoure cet Indien s'appelant lui même "sauvage", ce que je trouve très beau. La résonance qu'on peut y trouver, il me semble, avec le Cantique des créatures de saint François est belle.
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F
Merci beaucoup Anne, c'est très beau et très profond! C'est beau de lire que des hommes avaient parfaitement compris le lien qui existe entre nous et le reste de la nature. Cette phrase me frappe particulièrement : "Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre". <br /> Je suis allé voir à quoi ressemblait un engoulevent, ne sachant pas. C'est très étonnant, on dirait un oiseau couvert d'écailles. Magnifique! Une belle découverte.
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J
Merci beaucoup Anne. Ce matin je respire "l'odeur du vent lavé par la pluie" (quelle magnifique expression).<br /> Je trouve l’envoi particulièrement beau, juste, profond : « Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.<br /> Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.<br /> La fin de la vie, le début de la survivance. »<br /> Il est beau de découvrir que Seattle se convertit au catholicisme et prit comme nom de baptême...Noé.
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